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Abstract
As a mainstream author, Pierre Lemaitre is very interested in how his novels are received and understood by his readers, whom he considers part of a narrative convention, a contract he has made with them. The aim of this study, limited to the volumes of the trilogy Les enfants du désastre (2013–2020), is to analyse how Lemaitre proceeds to realise this convention by using what he calls, in the wake of Roman Jakobson’s terminology, the “phatic function of language”.
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Notes
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La bibliothèque de Pierre Lemaitre, Entrée libre, publié le 24 octobre 2017, URL : https://youtu.be/67llc-oTqlM.
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Les éditions utilisées ici sont Le Livre de Poche, considéré par l’auteur comme une version plus stabilisée (Pierre Lemaitre – Le Grand Monde, publié le 1er avril 2022, URL : https://www.youtube.com/watch?v=8-L0Elbc1-g. Rencontre animée par Cécile Charonnat. Conférence organisée par la Librairie Coiffard en partenariat avec l’Université Permanente.
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Citons Le Serpent majuscule, Robe de marié, Cadres noirs et la tétralogie du commissaire Camille Verhoeven: Travail soigné, Alex, Rosy & John, Sacrifices.
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Voir « Le Grand Monde » de Pierre Lemaitre | France Culture, publié le 1er avril 2022, mis à jour le 6 avril 2022, URL : https://www.radiofrance.fr/franceculture/le-grand-monde-de-pierre-lemaitre-2747737.
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La trilogie est interrompue en 2016 par la publication du roman noir Trois jours et une vie.
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Sur ces trente-cinq dernières années seuls Amin Maalouf (1993), Didier Van Cauwelaert (1994), Michel Houellebecq (2010) et Jean-Paul Dubois (2019) connaîtront une notoriété durable, certes, mais incomparable au parcours de Pierre Lemaitre avec son premier roman à 62 ans. Dans ce sens ces auteurs contredisent la réflexion de Jean-Louis Bory (Goncourt 1945): « le grand public lit votre livre pour l’unique raison qu’il a eu le Goncourt, mais ne lit pas vos livres suivants, pour la bonne raison qu’ils ne l’auront pas. […] Les connaisseurs ne liront pas votre livre parce qu’il a eu le Goncourt, et ne liront pas les suivants parce que le premier a eu le Goncourt ». Le Goncourt, une maladie honteuse ?, article sur lexpress.fr du 2 novembre 2011, URL : https://www.lexpress.fr/culture/livre/le-goncourt-une-maladie-honteuse_1046901.html.
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Tirage de la première édition à 750.000 exemplaires !
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Dans le présent article nous profitons pleinement de la disponibilité de ces entretiens sur l’Internet.
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Pierre Lemaitre qualifie Au revoir là-haut comme “un roman d’aventure [sic], un roman noir, un roman de compassion et […] un roman généreux ». Dans une interview avec Catherine Fruchon-Toussaint, insérée dans un article intitulé Pierre Lemaitre décroche le Prix Goncourt avec « Au revoir là-haut » par Siegfried Forster, publié le 4 novembre 2013, modifié le 3 décembre 2013, URL : www.rfi.fr/fr/france/20131104-pierre-lemaitre-prix-goncourt-2013-au-revoir-la-haut.
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Dans Leçon de Lemaître [sic], Entrée libre, publié le 13 janvier 2018, URL : https://youtu.be/xD0hUF1W0IQ.
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Sigfried Forster, op. cit.
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Nous rappelons que ces appréciations se rapportent à Au revoir là-haut et précisons, comme nous le verrons plus loin, qu’elles sont à nuancer pour ce qui concerne notamment le dernier tome de la trilogie.
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Dans cette optique-là il n’est pas étonnant non plus qu’Au revoir là-haut, avec son récit traditionnel et chronologique, ait décroché le Prix Goncourt, celui-ci héritant directement du réalisme et du naturalisme. L’année 2013, veille de toutes les commémorations de la Première Guerre mondiale, a également été avancée comme facteur déterminant pour l’attribution du Goncourt au roman sur les déboires des poilus.
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Et pour l’Histoire !
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L’écriture c’est de la réécriture, La librairie Vivement Dimanche, publié le 6 février 2020, URL : https://www.youtube.com/watch?app=desktop&v=fBK1mqw9JL8.
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Pierre Lemaitre – Le Grand Monde, op. cit.
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Pour un aperçu de la narratologie voir: Gérard Genette, Figures III, Éditions du Seuil, collection Poétique, Paris, 1972, pp. 259–267.
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« Comme le narrateur, le narrataire est un des éléments de la situation narrative, […], c’est-à-dire qu’il ne se confond pas plus a priori avec le lecteur (même virtuel) que le narrateur ne se confond nécessairement avec l’auteur ». Gérard Genette, op. cit., p. 265.
Pour la distinction entre narrataire et lecteur voir aussi Christine Montalbetti, Narrataire et lecteur: deux instances autonomes, Cahiers de Narratologie, 11/2004, mis en ligne le 01 janvier 2004, URL : http://journals.openedition.org/narratologie/13; https://doi.org/10.4000/narratologie.13.
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N’oublions pas que Pierre Lemaitre est romancier et non pas chercheur tenu à une rigueur terminologique.
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Voici comment Jakobson définit cette fonction phatique : « there are messages primarily serving to establish, to prolong, or to discontinue communication, to check whether the channel works […], to attract the attention of the interlocutor or to confirm his continued attention […]. This set for contact, or in Malinowski’s terms PHATIC function, may be displayed by a profuse exchange of ritualized formulas, by entire dialogues with the mere purport of prolonging communication ».
Les fonctions conative et émotive / expressive dont il est question plus loin sont définies successivement comme suit :
« Orientation toward the addressee, the CONATIVE function, finds its purest grammatical expression in the vocative and imperative, which syntactically, morphologically, and often even phonemic ally deviate from other nominal and verbal categories ». « The so-called EMOTIVE or “expressive” function, focused on the addresser, aims a direct expression of the speaker’s attitude toward what he is speaking about. It tends to produce an impression of a certain emotion, whether true or feigned ». Roman Jakobson, Language in Literature, Edited by Krystyna Pomorska and Stephen Rudy, The Belknap Press of Harvard University Press, Cambridge, Massachusetts, London, England, 1987, pp. 66–68.
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La bibliothèque de Pierre Lemaitre, op. cit.
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Les contacts entretenus par l’auteur avec ses lecteurs au moyen d’interviews, entretiens, sessions de signature sont évidemment d’un tout autre ordre.
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L’écriture c’est de la réécriture, op. cit.
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Pour la commodité de la lecture de notre analyse nous utiliserons dans la suite les abréviations AL, CI et MP pour les trois romans successifs de la trilogie.
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Pour cette raison l’ensemble des nombres des interventions indiqué dans les catégories a-f est supérieur à 150. Exemples: AL p. 43 « je vous dis », catégories a et c ; AL p. 55 « ni vous ni moi », catégories b, c et, par extension, d.
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« […] le narrateur hétérodiégétique est absent comme personnage de l’histoire qu’il raconte, même s’il peut y faire des intrusions – comme narrateur », Jean Kaempfer & Filippo Zanghi, Méthodes et problèmes, La voix narrative, IV.1. Définitions, © 2003, Section de Français – Université de Lausanne. Ces intrusions se font ici à la première personne.
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« […] le datif éthique fonctionne en français contemporain avec les pronoms personnels des première et deuxième personnes, qu’ils soient toniques ou atones: moi, me, toi, te, nous et vous. D’où des énoncés comme ceux-ci: je te l’ai secoué comme un prunier ; regardez-moi ce pauvre homme ; tu vas m’attraper un rhume; il vous avait une allure de vagabond ; cette montée, nous allons nous la faire comme à l’entraînement. On remarquera, dans ces exemples, que les pronoms concernés ne sont pas nécessaires à la construction de l’énoncé : leur fonction n’est pas grammaticale, mais liée au contact que le locuteur souhaite établir avec son interlocuteur. Ces pronoms sont appelés « explétifs », c’est-à-dire qu’ils ne jouent pas le rôle – syntaxique ou sémantique – qu’ils semblent jouer ». Texte publié par Michel Francard, le 23 avril 2021, URL : Chronique « Vous avez de ces mots»: on se le fait, ce {datif éthique} ? – Le Soir.
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Nous verrons plus loin que certains impératifs se classifient plutôt dans la catégorie –b–.
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Pour cette fonction émotive ou expressive, voir la note 20.
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Voir aussi nos remarques à ce sujet dans nos réflexions ci-après sur le premier chapitre de AL.
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Le contexte de « je vous dis » (AL 43/242) et de « je ne vous dis pas » (AL 44) nous conduit à une interprétation plus indécise pour le vous ici. En revanche, le vous de « Je vous l’ai dit » (AL 25) viserait plutôt directement le lecteur.
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Pour les définitions de fonction phatique et de communion phatique ainsi que pour l’exposé des théories de Malinowski, de Bühler et de Jakobson voir aussi la thèse d’Anja Smith intitulée L’expression de la fonction phatique en français et en allemand : du concept de phaticité au pilotage du coénonciateur à l’aide des expressions phatiques, Université de Nancy 2, 2007.
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Notons au passage que la compassion pour Albert Maillard passe aussi par personnage
interposé : longuement dépeint avec ses qualités négatives, Pradel traite Albert à deux reprises de « con » (« ce con de soldat » (AL 44) et « Quel con ! » (AL 45)).
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On est à prendre dans le sens de nous ici, interprétation confirmée par nôtres.
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Malgré nos efforts, le présent aperçu ne saurait donc prétendre à l’exhaustivité.
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Bien évidemment il ne s’agit pas ici d’une intervention directe du narrateur, mais le pouvoir d’évocation de cette phrase n’en est pas moindre !
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« ceux qui l’ont connu » étant un renvoi direct aux lecteurs de AL.
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Comme les chapitres des trois tomes sont de longueur inégale, nous avons choisi d’indiquer dans les tableaux le nombre d’interventions par tranche de 10% du nombre de pages imprimées.
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« Dupré, Dupré… Mais si, souvenez-vous, un type […] » (CI 150) va dans le même sens.
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Dans ce sens, on pourrait parler d’une campagne de promotion par le biais de la fonction conative…
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Les titres des volumes de la trilogie posent quelques autres problèmes d’interprétation. Si celui d’Au revoir là-haut s’explique facilement, et par l’exergue de Jean Blanchard, et par (la menace de) la mort qui plane sur toute l’histoire et sur les protagonistes, ceux des deux romans suivants sont moins explicites. « Couleur(s) de l’incendie » se comprend mieux parce que Lemaitre (CI, Reconnaissance de dette, 539) nous a mis sur la piste de Les lilas et les roses, poème de Louis Aragon écrit en 1940 évoquant la défaite de la France. Dans ce sens, ce titre correspondrait mieux au troisième volet de la trilogie… Dans le texte de CI « les couleurs de [l’]incendie » (384) est utilisé dans le contexte de la révolte contre l’impôt de l’année 1933. Le titre de Miroir de nos peines nécessite aussi une lecture approfondie, le lecteur non averti passe facilement à côté du caractère généralisé de l’expression.
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C’est notamment le « hurlement à la mort » de Paul à la vue d’André qui met Madeleine sur la piste, et le lecteur avec (CI 205). Suite à cette découverte Madeleine intègre André dans son programme de vengeance.
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Seul le lecteur averti et ayant l’histoire de AL à l’esprit est capable de faire le rapprochement avec le premier roman de la trilogie et de comprendre ainsi qui est cette Louise : « Le premier homme qui avait posé sur Louise un beau regard avait été un ancien combattant de la Grande Guerre dont la moitié du visage avait été arrachée par un éclat d’obus, vous parlez d’une enfance », MP 19.
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Lemaitre indique qu’il lui faut 18 mois pour écrire un roman, dont 6 mois de recherches. L’écriture c’est de la réécriture, op. cit.
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Ibid.
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Au sujet du risque d’un déséquilibre, Lemaitre fait remarquer: « Il y a un retour permanent entre la construction narrative […] et […] la stratégie du personnage. Si vous n’êtes pas en permanence dans la relation dialectique entre l’un et l’autre, vous risquez d’avoir un roman un peu déséquilibré. En tout cas, c’est le sentiment que j’ai et c’est la crainte que j’ai ». Ibid.
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Nous nous rendons compte que l’objectivité respectée dans les pages précédentes risque d’être compromise ici mais le lecteur admiratif de l’œuvre de Pierre Lemaitre peut avoir un avis différent sur chacun de ses romans.
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Ibid.
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La bibliothèque de Pierre Lemaitre, op. cit.
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Force est de constater que l’accueil de MP ne faisait pas l’unanimité qu’ont connue AL et CI. Deux exemples: Julien Burri, « Miroir de nos peines», un Pierre Lemaitre en baisse de régime, Le Temps, publié le 10 janvier 2020,
URL : https://www.letemps.ch/culture/miroir-nos-peines-un-pierre-lemaitre-baisse-regime?srsltid=AfmBOopd63p8j7ahpTqJ3pSYQJ6XtTzyAIoIfAi3wt7VTfDAosQvV97e et
“Miroir de nos peines” : le Masque & la Plume a-t-il aimé le dernier roman de Pierre Lemaitre ?, publié le 29 janvier 2020,
URL : https://www.radiofrance.fr/franceinter/miroir-de-nos-peines-le-masque-la-plume-a-t-il-aime-le-dernier-roman-de-pierre-lemaitre-6865319.
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Nous n’avons pris en considération que les pages où il est question de dialogues dans le sens d’échanges entre des personnages et non pas celles où il s’agit d’une (seule) expression en style direct comme « – Henri ! …» (AL 511), « – Ah, l’Italie…» (CI 293) ou « – Venez…» (MP 28). Tout en étant approximatif, ce recensement permet de comparer la fréquence relative des dialogues dans chacun des trois tomes : AL 33%, CI 55% et MP 63% des pages imprimées.
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Déficit relatif, notamment par rapport aux deux premiers tomes de la trilogie.
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L’écriture c’est de la réécriture, op.cit.
Bibliographies
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Burri, J. (2020). « Miroir de nos peines », un Pierre Le maitre en baisse de régime, Le Temps, publié le 10 janvier 2020, https://www.letemps.ch/culture/miroir-nos-peines-un-pierre-lemaitre-baisse-regime?srsltid=AfmBOopd63p8j7ahpTqJ3pSYQJ6XtTzyAIoIfAi3wt7VTfDAosQvV97e
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Forster, S. (2013). Pierre Lemaitre décroche le Prix Goncourt avec « Au revoir là-haut », publié le 4 novembre 2013, modifié le 3 décembre 2013, www.rfi.fr/fr/france/20131104-pierre-lemaitre-prix-goncourt-2013-au-revoir-la-haut.
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Francard, M. (2021). « Vous avez de ces mots » : on se le fait, ce datif éthique ? Chronique « Vous avez de ces mots » : on se le fait, ce {datif éthique} ? – Le Soir.
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Genette, G. (1972). Figures III, Éditions du Seuil, collection Poétique, Paris
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Jakobson, R. (1987). Language in Literature, Edited by Krystyna Pomorska and Stephen Rudy, The Belknap Press of Harvard University Press, Cambridge, Massachusetts, London, England
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Kaempfer, J., & Zanghi, F. (2003). Méthodes et problèmes, La voix narrative, 2003, Section de Français – Université de Lausanne.
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Le Goncourt, une maladie honteuse ?, article sur lexpress.fr du 2 novembre 2011, https://www.lexpress.fr/culture/livre/le-goncourt-une-maladie-honteuse_1046901.html
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« Le Grand Monde » de Pierre Lemaitre | France Culture , publié le 1er avril 2022, mis à jour le 6 avril 2022, https://www.radiofrance.fr/franceculture/le-grand-monde-de-pierre-lemaitre-2747737.
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Lemaitre, P. (2013). Au revoir là-haut, Le Livre de Poche, Éditions Albin Michel, 2013.
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Lemaitre, P. (2018). Couleurs de l’incendie, Le Livre de Poche, Éditions Albin Michel.
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Lemaitre, P. (2020). Miroir de nos peines, Le Livre de Poche, Éditions Albin Michel.
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“Miroir de nos peines” : le Masque & la Plume a-t-il aimé le dernier roman de Pierre Lemaitre ?, publié le 29 janvier 2020, https://www.radiofrance.fr/franceinter/miroir-de-nos-peines-le-masque-la-plume-a-t-il-aime-le-dernier-roman-de-pierre-lemaitre-6865319
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Montalbetti, C. (2004). Narrataire et lecteur : deux instances autonomes, Cahiers de Narratologie, 11/2004, mis en ligne le 01 janvier 2004, http://journals.openedition.org/narratologie/13 ; https://doi.org/10.4000/narratologie.13.
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Smith, A. (2007). L’expression de la fonction phatique en français et en allemand : du concept de phaticité au pilotage du coénonciateur à l’aide des expressions phatiques, Université de Nancy 2, 2007.
Entretiens et interviews
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La bibliothèque de Pierre Lemaitre, Entrée libre, publié le 24 octobre 2017, https://youtu.be/67llc-oTqlM.
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L’écriture c’est de la réécriture, publié le 6 février 2020, https://www.youtube.com/watch?app=desktop&v=fBK1mqw9JL8.
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Pierre Lemaitre, la fin d’une trilogie – C à vous, publié le 16 janvier 2020, https://www.youtube.com/watch?v=UZLSCll4cq0.
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Pierre Lemaitre – Le Grand Monde, publié le 1er avril 2022, https://www.youtube.com/watch?v=8-L0Elbc1-g&t=10s.
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Pierre Lemaitre – “Le Grand Monde” – Rentrée littéraire d’hiver Calmann-Lévy, publié le 26 janvier 2022, https://www.youtube.com/watch?v=iIaIKtJ8iwo.
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van der Toorn, N. Pierre Lemaitre et la fonction phatique, l’auteur et son lecteur. Neophilologus 109, 155–174 (2025). https://doi.org/10.1007/s11061-025-09836-0
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- DOI https://doi.org/10.1007/s11061-025-09836-0
Keywords
- Pierre Lemaitre
- Les enfants du désastre
- Fonction phatique
- Narratologie
- Rapport entre auteur et lecteur
- Réception